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mercredi 30 octobre 2013

110 milliards de yens de bénéfice net pour TEPCO



Le rapport de compte de TEPCO (Tokyo Electric Power) pour le semestre avril-septembre 2013 dévoile que la balance commerciale de cette compagnie électrique est excédentaire de 110 milliards de yens (815 millions d’euros). C’est la première fois que TEPCO enregistre un bénéfice net au semestre depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en mars 2011, voire depuis trois ans.
Ce bénéfice a été obtenu par l’augmentation de la consommation d’électricité causée par la canicule de l’été dernier, la hausse du prix de l’électricité pour les particuliers en septembre 2012, la forte réduction des coûts réalisée par le report des réparations de centrales et d’équipements de transmission électriques.
TEPCO désire maintenir le bénéfice net pour l’année entière par la réduction des coûts. Toutefois, la situation difficile persistera pour cette compagnie électrique, à défaut de perspective pour la reprise du fonctionnement de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, considérée comme la clé du redressement de la gestion, en plus des frais de dédommagement gigantesques et des coûts de la mise hors service de centrales nucléaires et du traitement des eaux polluées.


La compagnie TEPCO est totalement incapable de contrôler la situation de Fukushima Daiichi, et elle a eu le front d'augmenter les prix d'électricité pour les particuliers sous prétexte que l'énergie fossile coûte plus cher que le nucléaire. C'est le comble du cynisme. Absolument scandaleux.

vendredi 5 avril 2013

Alarmes personnelles distribuées aux nouveaux écoliers, sauf pour l’école coréenne (ville de Machida, Tokyo) (traduction d'un article de Tokyo Shimbun))

Le conseil d’éducation de la ville de Machida dans la préfecture de Tokyo a pris la décision de ne pas distribuer les alarmes personnelles à 45 nouveaux écoliers de l’École primaire coréenne II de l’ouest de Tokyo. Elles sont normalement données à titre gracieux à tous les petits élèves. La commission dit que son jugement est fondé sur le fait que la Corée du Nord multiplie les provocations militaires telles que l’essai nucléaire et le lancement de missiles balistiques. Avisés de cette décision, nombreux sont ceux qui ont téléphoné à la mairie pour critiques et reproches, ce qui force le conseil d’éducation à réétudier le problème.
Selon la direction générale du conseil, la ville a commencé à distribuer les alarmes personnelles aux nouveaux écoliers des écoles primaires municipales à partir de 2004. Elle les donne également pour les écoles privées selon la demande dans la limite du budget. Cette rentrée a vu la distribution dans 48 écoles municipales (3800 élèves) et 2 écoles privées (90 élèves).
La municipalité a assuré les dispositions en 2010 pour l’école coréenne qui lui a demandé cette prestation. Celle-ci n’a pas effectué la démarche en 2011 et 2012 selon la ville de Machida. Cette année-ci, l'école coréenne a adressé la requête en février, mais la mairie a décidé avant le mois de mars de ne pas rendre ce service. Des élèves sud-coréens fréquentent également cet établissement.
Un responsable du conseil d’éducation explique qu’ils ont fait un jugement synthétique eu égard à la situation internationale. La plupart d’appels téléphoniques indiquent qu’ils ont l’impression que la commission estime que la sécurité des enfants n’est pas à assurer.
Le directeur des études de cette école coréenne est en colère. « Les enfants n’ont rien à voir avec la politique. Ce n’est pas juste d’avancer la politique comme la raison du refus. Est-ce que cela veut dire qu’il est normal que les enfants coréens soient victimes de crimes ? »
Quant aux écoles coréennes, la préfecture de Tokyo n’a pas octroyé la subvention de 22 millions de yens aux dix établissements qui se trouvent dans son ressort en 2010 et 2011, en qualifiant leur programme d’éducation d’anti-japonais. Elle a entamé l’investigation des manuels scolaires, notamment de celui de l’histoire. Même l’inscription dans le budget a été suspendue à partir de l’année dernière.


Note ajoutée : Le 8 avril, la ville de Machida a révoqué sa décision.

lundi 1 décembre 2008

Opération favoritisme

 On rencontre souvent la fétichisation des mots en japonais. Elle est complètement intraduisible et incompréhensible pour les non Japonais. Par exemple, on peut entendre ce genre de dialogue entre un enfant et un adulte.
大きくなったら何になりたい? Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?
パティシエになりたい! Je veux être pâtissier!
お菓子屋さんになりたいんだ。Tu veux être pâtissier (okashiya), c'est ça?
ちがう、お菓子屋さんじゃなくて、パティシエ! Mais non, je veux être pâtissier, mais pas pâtissier (okashiya)!
 Quand le philosophe Kripke réfléchissait sur la question des noms propres, il parlait d'un Français dont le rêve était d'habiter à Londres. Il a réussi à vivre à Londres, mais il ne s'en rend pas compte, car la ville qu'il habite maintenant s'appelle London en fait. Ainsi, a-t-il voulu controverser la thèse de Bertrand Russel qui disait que les noms propres étaient définissables ("Aristote est l'homme qui a écrit L'Ethique de Nicomaque").
 Au Japon, celui qui mange du nata de coco ne se rend pas compte que ce qu'il consomme est un coconut, et il arrive qu'il doit se contenter de prendre du café au lait quand il veut boire le caffè latte. Tous les Japonais vivent tous les jours la question kripkéenne.
 Il faut tenir compte de ce fait pour comprendre l'affaire Tamogami. Il paraît que ce capitaine de l'armée de l'air n'aime pas que le Japon soit appelé un "pays envahisseur"(侵略国家, shinryaku kokka). Il prétend qu'il est inadmissible que seul le Japon soit qualifié de pays envahisseur, tandis qu'il n'y a aucun autre pays qui soit appelé ainsi. Le problème est tout simple, mais assez difficile à se rendre compte: Dans la tête de Tamogami, le mot shinryaku kokka est fétichisé. Finalement, ce n'est qu'une question de terminologie jargonisée qui manque complètement de souplesse d'interprétation. Pour Tamogami, si on accusait l'allemagne nazie de tous les crimes de la guerre, et que les pays européens se repentissent de l'impérialisme et du colonialisme, ce n'est pas son problème, à moins qu'ils ne soient qualifiés précisément de shinryaku kokka en japonais. "Il n'y a que le Japon qui soit appelé comme ça, et c'est injuste", cette parole est bien incrustée dans sa tête, et sa logique est inébranlable à jamais. Il suffirait donc que quelqu'un appelle les pays européens "shinryaku kokka" devant lui pour qu'il change d'avis! Il faut qu'il sache tout simplement que London est un autre nom pour Londres, et le pâtissier est okashiya en japonais. Paradoxalement, c'est lui qui dit que les autre grands pays n'ont jamais été envahisseurs, et il ne le sait pas lui-même, car tout simplement, il n'a jamais entendu le mot shinryaku kokka pour qualifier ces pays.

 Et ce Tamogami a parlé de la grande opération favoritisme (えこひいき大作戦) dans un autre article qu'il a publié dans une revue. L'expression est stupide et fâcheuse. Il paraît qu'il victimise les agents des Forces d'autodéfense (autrement dit, les soldats de l'armée japonaise) qui vivent une difficulté après la Deuxième Guerre mondiale dans ce pays pacifiste. Et il prétend que les soldats ont le droit au favoritisme pour équlibrer la situation défavorable pour l'armée.
 Voici un exemple de l'opération favoritisme. Le patron d'une chaîne d'hôtellerie, sympathisant de la thèse révisionniste de Tamogami, a eu droit à monter dans un avion chasseur, bien qu'aucune personne privée n'en ait le droit. Et un très curieux hasard veut que ce patron organise le concours des essais où Tamogami a obtenu le premier prix avec son fameux écrit. Les autres membres du jury ont tous voté sans connaître les candidats, mais l'organisateur du concours, qui était à la place de savoir les noms des auteurs, a donné le plus de points à son ami. Et personne dans le jury ne savait même pas que le vote de l'organisateur était compté. Comme cela, l'opération favoritisme est réciproque.
 Maintenant on sait que quelqu'un comme Tamogami qui n'a aucune honte à faire parade de cet acte injuste de favoriser ses amis avec les moyens publics de l'armée était au siège du chef de l'armée de l'air. Et les Japonais s'en foutent complètement, et même aujourd'hui il récidive ses âneries, et la télé est tout contente d'en parler sans montrer aucune attitude critique envers lui. Ce que le monde est beau.

mardi 11 novembre 2008

Le Japon est-il meilleur que l'Iran?

 Je crois que c'est Emmanuel Todd qui a dit que l'Iran était un pays paradoxal. Il est vrai que le régime est archaïque, mais le niveau de la démocratie de ce pays est plutôt avancé. Au Japon, c'est le contraire, ou bien la même chose. On sait (ou on croit) que c'est bien un pays démocratique, mais les autorités sont souvent dans l'obscurantisme misérabilissime.
 Le chef de l'armée de l'air Tamogami a été licencié parce qu'il a publié un essai "révisionniste". Ce terme est de moi, car les Japonais normaux n'ont pas la capacité d'appeler un chat un chat. Cet écrit est unanimement qualifié de "différent de l'opinion officielle du gouvernement", comme si tous les journalistes voulaient cautionner l'avis de ce capitaine, qui dit qu'il n'est pas vrai que le Japon a envahi l'Asie dans la première partie du vingtième siècle.
 J'ai téléchargé le fichier PDF de cet écrit, mais je ne l'ai pas encore lu. Mais j'ai lu le résumé un peu plus précis que celui qui avait été publié au lendemain de son limogeage. Sa thèse me fait bien rire. C'est bien une thèse de complot dont on a annoncé la mort il y a très longtemps. Tamogami parle du complot des communistes. Tchang Kaï-Chek a été manipulé par les espions communistes au sein du Guomindang, ainsi que Monsieur Roosevelt! Pour la Pearl Harbour, le Japon a été piégé par les communistes par le biais du président américain. Mais bien sûr...
 Aujourd'hui, on l'a interrogé à la Chambre Haute pour qu'il explique son avis. Il l'a défendu sans nullement s'excuser bien sûr, dans cet empire des excuses, et il a voulu que le Japon réforme la constitution pacifiste qui rejette la guerre.
 Et est-ce que c'est le tollé général? Mais pas du tout! Plusieurs sénateurs du Parti Libéral-Démocrate disent "Je ne vois pas où est le mal de l'opinion de Tamogami". Est-ce qu'ils sont conscients de ce qu'ils disent? Roosevelt, pantin des communistes? Les Américains n'étaient-ils pas vos amis? Etes-vous conscients de votre statut de sénateurs? Franchement, ça m'inquiète.
 (Par contre, je suis éberlué de l'indulgence des dirigeants étatsuniens. Ils savent probablement très bien que ces Japonais puérils ne savent pas du tout ce qu'ils disent.)

samedi 1 novembre 2008

Consternation totale

 Le chef des "Forces d'autodéfense" (jargon voulant dire l'armée, qui n'existe pas au Japon selon la constitution japonaise) de l'air, TAMOGAMI Toshio a été limogé pour avoir écrit un essai révisionniste.
 Voici le résumé de son écrit.
Le Japon a-t-il envahi l'Asie?

 Le Japon n'a jamais envoyé l'armée de sa propre volonté ni à la péninsule coréenne ni au continent chinois. Il a obtenu les pouvoirs en Chine de façon légitime suivant les lois internationales d'après les guerres contre la Chine et la Russie,  et il y a placé l'armée pour les garder.
 Notre pays a été victime de Tchang Kaï-Chek (Jiang Jieshi), entraîné à la guerre par lui.
 Les efforts de l'armée et du gouvernement japonais ont libéré les indigènes de la tyrannie, et ont beaucoup amélioré leur niveau de vie.
 Après la Grande Guerre de l'Asie de l'Est (NdT: l'appellation "nationaliste" de la Seconde Guerre mondiale), nombre de pays d'Asie ont été libérés de l'occupation des pays "blancs" (NdT: occidentaux), grâce aux efforts du Japon qui a combattu à la guerre russo-nippone et la Grande Guerre de l'Asie de l'Est.
 Le procès de Tokyo a voulu imposer toutes les responsabilités de guerre au Japon. Cette manipulation mentale confond les Japonais. Les Forces d'autodéfense ne peuvent même pas exercer le droit d'autodéfense collective (NdT: sophisme pour permettre aux Forces d'autodéfense l'intervention à l'étranger), elles ont beaucoup de restrictions concernant l'utilisation des armes, et il est interdit qu'elles possèdent des armes d'attaque. Elles ne peuvent pas bouger à cause de trop de restrictions. A moins que nous n'étions dégagés de cette manipulation mentale, nous ne pourrons jamais parfaire le système pour défendre notre pays de notre propre force.
 Il faut reconnaître que beaucoup de pays asiatiques estiment la Grande Guerre de l'Asie de l'Est d'une façon positive. C'est une fausse accusation que notre pays ait envahi l'Asie.
 Ce crétin de Tamogami a un antécédent. Au mois d'avril, la Cour supérieure de Nagoya a prononcé que les activités des Forces d'autodéfense en Irak étaient en infraction de l'article 9 de la constitution qui rejetait la guerre. Tamogami a dit: "Si je représente l'avis de tous les soldats qui sont en Irak, je dirai "Ca ne me regarde pas!"" C'était une référence à un comique (ah non, c'est pas les Inconnus, il ne les connaît pas...). J'étais vraiment intrigué de ce qu'il n'y avait aucun tapage après ce propos, mais cette fois-ci, le ministre de la défense était prompt à la réaction.
 Cet essai de Tamogami a participé au concours "La Vraie Histoire moderne", et il a eu le grand prix (!). C'est pour cela que le scandale a éclaté. Mais qui a organisé ce concours qui donnait le grand prix à cet écrit révisionniste? C'est un groupe d'hôtellerie, très proche de l'ancien premier ministre Abé...
 Je suis vraiment ennuyé par l'indulgence de mes compatriotes envers le révisionnisme. Tout le monde dit: "On a la liberté d'expression, mais il n'est pas à la place pour pouvoir publier cette sorte d'opinion, vu que c'est un chef des Forces d'autodéfense." Mais franchement, même un prof de collège ne doit pas prononcer un tel avis révisionniste. Mais mes compatriotes tolèrent bien la liberté d'opinion des révisionnistes, à moins qu'ils ne soient de hauts fonctionnaires.

lundi 15 septembre 2008

NHK déchire

 Une poétesse de tanka (poème court classique à 31 syllabes, différent du haïku, le genre moderne à 17 syllabes) qui s'appelle UCHINO Mitsuko rapporte dans son blog (en japonais) son entretien téléphonique avec le service clients de la chaîne nationale NHK. Je ne la connais pas, mais elle écrit des livres sur les rapports entre le régime d'empire et la poésie classique.
 Elle a donc voulu poser la question sur le journal télévisé de 19 heures le 10 septembre, dont les invités étaient les cinq candidats à l'élection du président du Parti Libéral-Démocrate. Le JT est normalement de trente minutes, mais c'était une édition spéciale d'une heure pour ce soir, dont cinquante minutes étaient consacrées aux élections au sein d'un parti politique. Il est vrai que le premier ministre prochain soit le chef du parti qui occupe la majorité au Parlement, mais ce n'est pas normal pour la chaîne publique de parler principalement de cette affaire dans un journal télévisé. (Je l'ai déjà dit, mais il n'y a pas au Japon d'instance pour surveiller le média du type CSA en France.)
 Donc, Uchida a appelé NHK pour demander la raison de ce favoritisme. Voici l'entretien.
NHK Je vous écoute.
Uchida Pourquoi avez-vous passé l'information sur l'élection du président du PLD aussi longtemps et minutieusement?
NHK Mais c'est évident! Ne l'avez-vous pas saisi? Ah! ah! ah! C'est une pub du PLD! (Uchino se demande à ce moment-là si elle s'adresse vraiment à un employé de NHK.)
Uchino Pourquoi NHK passe-t-elle la pub du PLD?
NHK Parce que c'est nécessaire. C'est important.
Uchino Pourquoi est-ce nécessaire?
NHK Parce que le public en est hautement intéressé. C'est clair selon notre sondage. Et puis...
Uchino Est-ce que vous décidez votre programmation seulement par popularité et intérêt selon le sondage? N'avez-vous pas votre propre opinion comme la chaîne nationale qu'est NHK?
NHK J'ai dit l'intérêt, mais pas la popularité. Ne vous trompez pas, madame. Ah! ah! ah!
Uchino Cela ne me fait pas rire...
NHK Soyons joyeux pendant qu'on est vivants!
Uchino Ne plaisantez pas. Y a-t-il d'autres raisons?
NHK Le président du PLD sera nommé premier ministre par le Parlement. L'intérêt international est également élevé pour savoir qui sera le prochain premier ministre.
Uchino Ce n'est pas quelque chose à privilégier aux dépens d'autres informations importantes pour le public.
NHK Ca, c'est votre opinion, Madame. On fait le dossier de toutes les opinions qu'on a entendues, afin que nos présidents et directeurs puissent les lire.
Uchino Comment profitez-vous des opinions des téléspectateurs?
NHK Nous leur répondons par nos émissions. Regardez-les.
Uchino Je ne peux regarder que la télé pendant 24 heures. Ne pensez-vous pas qu'il serait bien de faire une émission pour nous faire connaître quelles opinions de public vous avez entendues et comment vous leur répondez.
NHK Vous avez raison. Vous allez mourir si vous regardez la télé pendant 24 heures. D'autres questions?
Uchino Bon... Comment vous appelez-vous?
NHK Idiot!
Uchino ...Pardon?
NHK Idiot! Je m'appelle Idiot!
 Et les Japonais payent la contribution sans rechigner pour que les idiots fassent les émissions idiotes.
 Il faut que j'ajoute un mot sur le propos du service clients de NHK: Soyons joyeux pendant qu'on est vivants. La popularité d'Asô Tarô est fondée sur sa gaieté, et rien d'autre. Ses supporters le soutiennent parce qu'il a l'air joyeux. C'est un sale raciste, mais ce n'est pas grave pour les Japonais, car il fait rire!
 (Au lendemain de l'annonce de la démission de Fukuda, trois "intellectuels" ont publié leurs opinions sur le quotidien Asahi Shinbun. Je n'ai pas du tout compris pour l'article écrit par un romancier, mais les deux autres par des profs d'université étaient bien des chefs-d'œuvre. L'un dit qu'il est temps que les politiques apprennent à parler comme les athlètes qui ont eu les médailles d'or à Pékin (clowns médiatiques par excellence à ce moment-là, des Candeloro venus de quatrième dimension), et l'autre attend l'apparition d'un Don Quichotte dans le monde politique (??!). C'est pas grave! Cette prof n'a pas lu Don Quichotte, et elle ne connaît pas le personnage, mais alors, où est le problème? C'est clair au moins, c'est bien la fin des prospérités japonaises. Naufrage de tous les côtés politiques et académiques!)

samedi 13 septembre 2008

Renaissance de la littérature prolétarienne?

 Depuis plusieurs mois maintenant, on assiste à un phénomène littéraire un peu étrange. Le Navire-usine (1929), roman prolétarien de KOBAYASHI Takiji (1903-1933) est un best-seller, qui reste dans le top 10 de vente. Kobayashi est un romancier légendaire, qui a trouvé sa mort dans un commissariat dans une circonstance suspecte. On dit que son corps gardait les traces évidentes de tortures. Il était membre du parti communiste. De nombreux jeunes sont adhérés au PC grâce à cette mode, et le premier secrétaire Shii n'oublie plus de parler littérature dans son discours.
 Alors, peut-on constater un renouveau de la littérature prolétarienne aujourd'hui? Malheureusement, ce n'est pas le cas. Le Navire-usine se vend bien on ne sait trop pourquoi, mais c'est tout ce qui fait parler de la littérature prolétarienne qui fut un mouvent important d'entre deux guerres. Il n'y a aucun romancier qui tente un nouvel essai pour décrire la situation actuelle des ouvriers.
 D'ailleurs, ce qui m'embête est que Kobayashi est plutôt un personnage historique que littéraire à mon avis. Le Navire-usine n'est pas un mauvais roman, mais il est plutôt ennuyeux et dogmatique. Je n'aime pas que tout le monde soit content de lire un seul livre de ce mouvement littéraire qui n'était cependant pas orpheline. Kobayashi est le plus connu comme un martyr, mais ce n'est pas lui qui a eu le plus grand impact littéraire après guerre parmi les écrivains prolétariens.
 Mais en tout cas, il n'est pas désagréable que la littérature prolétarienne, rejetée comme ennuyeuse pendant longtemps par la culture du bon goût littéraire, ait été retrouvée par les jeunes d'aujourd'hui.

mercredi 10 septembre 2008

Un autre effet préjudiciable d'Uruguay Round

 Une entreprise alimentaire Mikasa Foods est accusée d'avoir vendu le riz contaminé de moisi ou d'insecticide comme les matières premières à plusieurs fabricants de liqueurs et de gâteaux. C'est quelqu'un d'intérieur qui l'a dénoncé au ministère de l'agriculture. Hier, la direction a licencié tous les employés, afin de leur assurer les indemnités pendant qu'il lui est encore possible.
 On est obligé de se poser la question. Le japon est un pays qui est connu pour la règlementation stricte du riz. Le taux d'autosuffisance alimentaire est à peu près de 40%, mais seul le riz dépasse 100%, et il est de qualité supérieure en plus. D'où ce riz contaminé, qui devait être vendu sous la falsification, aurait-il pu venir?
 En fait, le Japon est obligé d'importer le riz depuis Uruguay Round, même si ce n'est aucunement nécessaire pour le marché japonais. Et les autres pays que le Japon n'ont pas le contrôle comparable à la règlementation du riz au Japon. Donc, il y a toujours une certaine quantité de "riz accidenté" (jikomaï, probablement un terme politiquement correct pour ne pas dire "contaminé"), qui est utilisée pour faire la colle ou consolider le ciment. Mais c'est quoi cette stupidité? On est forcé d'importer des tonnes de riz qui ne sont bonnes qu'à jeter pour ainsi dire?
 La falsification par Mikasa Foods est un fait, mais elle aurait pu être évitée sans la décision absurde d'Uruguay Round.

P.S. Les fabricants de colle démentent l'explication donnée par le ministère d'agriculture. Ils disent qu'ils n'ont jamais utilisé le riz pour ce produit. On peut désormais soupçonner que le ministère autorisait à Mikasa Foods et deux autres entreprises de ventre le riz contaminé tout en sachant qu'il serait revendu pour l'utilisation alimentaire. Et c'est à Monsieur Ota de prouver que sa gaffe précédente n'était pas une gaffe. Il dit qu'il n'est pas nécessaire de faire autant de bruit.

mercredi 27 août 2008

Solidarité des connards

 ÔTA Seiichi est l'actuel ministre d'agriculture. Il a fait une fausse déclaration, en faisant du logement de son secrétaire son bureau d'élections. Il a déclaré 10 millions de yens (environ 60,000 euros) pour la gestion pour un an, bien qu'il ne coûtait rien. Pourtant, il affirme que tout était correct.
 Ôta est le roi des gaffes. Il était déjà dans un mini scandale depuis sa nomination récente. Dans une émission télé, il a dit qu'il fallait bien surveiller le contrôle de la sécurité des alimentations, parce que les consommateurs japonais font toujours du tapage (yakamashii). Les associations des consommateurs ne sont pas du tout contentes bien sûr. Elles lui ont demandé une excuse, mais il ne l'a pas faite. Le secrétaire général du PLD, Asô le raciste est venu au secours. Ils sont de la même région, et ce sont de bons amis. Asô le mangamania dit: "Dans notre région, le mot yakamashii veut dire "connaisseur", donc le ministre voulait dire que les consommateurs japonais sont connaisseurs." Ce n'est bien sûr qu'un sophisme, et des linguistes affirment que ce mot ne voulait pas dire "connaisseur" dans le contexte.
 La gaffe d'Ôta la plus connue et complètement inadmissible et consternante est celle-ci. Il y a cinq ans, le média parlait beaucoup d'une affaire de la "tournante" des étudiants de l'Université Waséda, université privilégiée au Japon. Ôta a dit dans un débat qui avait lieu dans une école maternelle: "Le viol collectif est encore passable, car ces jeunes ont l'énergie pour cela au moins". Il faisait ainsi allusion aux jeunes actuels qui ont l'air inertes à ses yeux. Ces mots ont fait éclater de rire l'ancien premier ministre Mori qui était là, et la réunion a fini dans une ambiance bon enfant comme cela convenait à l'école maternelle. (C'est ce qu'on rapporte...) D'ailleurs, Mori a fait la gaffe du siècle quand il était le premier ministre : "Le Japon est le pays des dieux dont le centre est l'empereur." Il reste l'homme le plus influent du monde politique malgré tout. Ôta qui a perdu son siège au Parlement en 2003 l'a repris dans deux ans. L'amnésie collective des Japonais est tout à fait efficace. La politique est faite de 90 pour cent d'inepties et 10 pour cent d'inerties au Japon.
On peut mettre de côté la populace oublieuse qui est la gage de la démocratie japonaise. (Je suis désolé de le dire...) Mais pourquoi le premier ministre actuel Fukuda a-t-il nommé Ôta ministre? Fukuda impopulaire voulait qu'Asô le populiste populaire accepte le poste du secrétaire général du parti. Et une rumeur dit que le poste de ministre pour son meilleur ami Ôta était la condition qu'Asô a obligée.
Si Ôta a l'air bien tranquille maintenant face à un scandale qui mènerait forcément à sa démission, c'est probablement grâce au soutien de Monsieur Asô. D'ailleurs, il y a eu quatre ministres d'agriculture en moins d'un an, tous chassés du poste à cause du même problème, dont un a préféré se suicider plutôt que de démissionner. Mais Ôta a bien tort de surestimer l'amitié avec ce fourbe, à mon avis. Il n'est pas conscient de ce que son ami lui a confié le poste maudit. Ce n'est pas une malédition surnaturelle. J'ai une hypothèse concernant la raison pour laquelle le ministre d'agriculture est systématiquement mis en cause par le média depuis quelques temps, mais je ne la dirai pas maintenant.
Et pendant ce temps-là, on dit qu'OZAWA Ichirô le clown sera le chef du plus grand parti d'opposition Parti Démocratique du Japon, trois fois consécutives sans élection.

samedi 16 août 2008

Le média japonais ne fait qu'attiser le racisme anti-chinois

 Au Japon, les actualités de MSN sont fournies par le journal d'extrême-droite, Sankei Shinbun. Un journaliste de ce quotidien a comparé les infos sur les JO de toutes les chaînes télé. Sa conclusion est que la chaîne nationale NHK était la pire, car elle a laissé passer les images de la propagande du parti communiste chinois sans la critiquer, et qu'elle n'a rien dit sur la Corée du nord. Selon lui, "c'est une attitude journalistique comme une chimère".
 Alors là, la NHK fait-elle son devoir de la chaîne nationale qui ne fait pas honte? Mais non, elle n'est pas différente des autres à mon avis. Tous les présentateurs disent que les Chinois sont hostiles envers les Japonais qui sont "away" là-bas ("away" veut dire "visiteurs", mais la nuance est moins amicale), et ils sont complètement sourds aux acclamations des Chinois pour les Japonais je ne sais pourquoi. Tout normalement, les Chinois sont pour les Japonais quand ils jouent le match contre un pays occidental ou ailleurs, mais toutes les chaînes télé passent sous silence cette évidence. Très curieux. Si le public hue contre un arbitrage défavorable aux Japonais, c'est les non Chinois qui crient à l'injustice pour nos compatriotes. (Je ne comprends pas trop pourquoi ils aiment utiliser ce mot "away" pour les JO de Pékin. Ce sont des JO internationaux qui passent en Chine comme par hasard, non? Les Japonais ne sont pas là pour battre les Chinois. Je ne le comprends pas, donc je ne suis pas un bon Japonais, probablement pour eux. Ce que je trouve vraiment grave, c'est que ces gens ne se posent aucune question pour l'emploi de ce mot.)
  Le problème est qu'il n'y a aucune organisation de surveillance comme le CSA au Japon. Donc le média se plaît et se complaît dans le populisme extrême qui est la seule bonne attitude pour les sponsors. Ce n'est guère mieux pour les imprimés. La situation de la pensée unique, voire totalitaire, est très sérieuse au Japon. Je peux tomber tout le temps sur les sites Internet de tendance libérale des Etats-Unis, et je sais qu'il y a des mouvements subversifs en Chine. Mais il n'y a rien au Japon, à ce pays des moutons (ou des fourmis, si j'emprunte l'expression de je ne sais plus comment elle s'appelle, euh... Madame Cresson).
 Je peux bien essayer de comprendre la logique des soi-disant journalistes (ils réclament être les seuls vrais au Japon). Je voudrais bien. Si le média pense que le ton anti-chinois plaît au peuple, il se veut anti-chinois. Bon, d'accord. Mais il y a une difficulté évidente dans cette logique. J'ai dit "si le média pense que...". Donc c'est le média qui pense. Alors, comment pense-t-il? D'où lui vient-il cette idée saugrenue?

 Une anecdote drôle. Le gouverneur de Tôkyô, ISHIHARA Shintarô, le modèle du populisme d'extrême-droite est aussi un romancier. J'écrirais volontiers "il prétend être romancier", mais malheureusement il fait parti du jury du prix d'Akutagawa, considéré comme le meilleur prix littéraire au Japon (ouais, c'est du n'importe quoi, mais c'est ça, le Japon actuel...). L'année dernière, il a lancé devant la caméra de télé "As-tu lu Le Tambour de Gunther Sachs?". Je ne savais pas que c'était l'ex de Brigitte Bardot qui a écrit ce roman... Et cette fois-ci, il a fait un commentaire sur l'interview de KITAJIMA Kôsuké, le nageur de brasse qui a eu deux médailles d'or. "Le reporteur qui lui assène des questions stupides juste après la course est nul. Kitajima a fait semblant d'essuyer son visage avec la serviette, car il ne voulait pas montrer ses larmes à un tel individu. Cette scène était belle et émouvante. Ce n'est pas le logos, mais l'éros. Cette émotion est propre aux sports." Mais Shin-chan, le contraire du logos n'est pas l'éros, mais le pathos...

vendredi 15 août 2008

Nouveau ministre de la justice

 Mais qu'est-ce que le nouveau ministre de la justice YASUOKA Ohikaru a dit sur la peine de mort en réalité? Il la soutient, c'est tout? Mais non, ce n'est pas aussi simple, et son propros étrange montre bien une problématique des Japonais modernes.
 Voici ce qu'il a dit: "La perpétuité réelle est une peine cruelle sans espoir, qui ne convient pas à la culture japonaise. Il n'est pas possible d'établir la peine qui demanderait de continuer seulement à marcher dans un tunnel sombre. Elle n'est pas générale dans le monde. L'essence du Japon est la civilisation de la honte et beaucoup de Japonais soutiennent l'expiation courageuse du crime par la mort."
 J'avoue qu'il est très difficile de le comprendre. Selon Monsieur Yasuoka, la peine capitale est moins cruelle que la perpétuité réelle, et il y a même l'espoir dans la pendaison. Mais bon, c'est ce qu'il pense. Mais qu'est-ce que cette "civilisation de la honte"?
 Certains d'entre vous ont probablement lu Le Chrysanthème et le sabre de l'anthropologue américaine Ruth Benedict, et cette notion de la civilisation de la honte (à l'opposé de la civilisation de la culpabilité à l'Occident) est connue au Japon comme la thèse de cette Américaine qui était conseillère de l'armée américaine pour l'occupation du Japon. Mais comment? L'essence de la civilisation a été définie par une Yankee? C'est bien ça, ce que vous voulez dire, Monsieur Yasuoka? Et vous n'êtes pas du tout conscient du ridicule...
 Mais bon, il n'est peut-être pas du tout conscient du problème. Et alors, quant à l'expression "l'expiation courageuse"? D'accord, d'accord, vous voulez rétablir le harakiri, c'est ça? Car je suis obligé de vous demander: Où est le courage de l'exécuté dans la pendaison?
 C'est absurde, c'est complètement nul. Malgré tout, ce qui m'intéresse, c'est ce nationalisme renversé. Ces nationalistes définissent très très souvent leur nationalisme par le biais des yeux des Occidentaux. Le beau Japon, c'est Fujiyama Geisha pour eux. D'où vient cette incapacité de redéfinir leur nation par leurs propres mots? Ils sont seulement doués pour la caricature du Japon. D'un coup, je me sens beaucoup plus patriote que ces nationalistes de merde qui ne cessent de faire du Japon un pays de la honte.

samedi 2 août 2008

Le délateur pète les plombs

 Dans des articles précédents, j'ai dit qu'il y avait de plus en plus d'arrestations injustifiées au Japon depuis la tuerie dans la rue de Tokyo au mois de juin. Au fait, le responsable de cette folie était l'admin d'un site qui s'appelle "Annonces.in", créé juste après la tragédie. Le gouvernement voulait faire un outil informatique qui détectait les annonces dangereuses sur Internet et a dit dans un entretien qu'il fallait 100 millions de yens (600,000 euros) pour cela. Et ce garçon s'est vanté de l'avoir créé pour presque rien, et l'avis général était favorable pour lui juste après l'inauguration du site.
 Si j'ai lu les nouvelles concernant ces arrestations extravagantes des personnes qui aimaient seulement plaisanter ou défouler, je ne savais pas que tout venait de ce site "Annonces.in", bien que je sois au courant de son existence. C'est ce garçon bienveillant tout seul qui s'occupait à appeler la police chaque fois qu'il y a des annonces dangereuses selon lui. Malheureusement ou heureusement, il y a toujours des téméraires qui déclarent vouloir tuer sur Internet, et la critique monte pour cet admin de la justice privée à qui je soupçonne une mégalomanie.
 Il a enfin pété les plombs pour avoir géré le site tout seul, et on imagine (ou on espère) que c'est la fin de ce site délateur. Quelqu'un a écrit dans un petit forum qu'il allait péter en silence dans une gare au risque de chier si par hasard il y a des inconvénients. Il précise la date d'exécution et le nom de la gare, en ajoutant très maladroitement "C'est sérieux, c'est un défi à Monsieur le Maire". Alors, le super délateur l'a pris au sérieux, et il a appelé la police en disant que cette personne allait balancer le gaz toxique connu sous le nom du pet silencieux. Vous riez mais ce super justicier parano est très très sérieux. Mais pourquoi pas? Il est bien possible que cette annonce soit dissimulée! N'est-ce pas? Il a même fait la télé comme un super admin super gentil et il se prend pour un super héros. C'est vraiment super, mais maintenant certains commencent à penser que c'est plutôt lui qui entrave l'exécution normal de l'ordre public, mais non pas ceux qui s'amusent à faire des annonces rigolotes. Une arrestation surprise n'est-elle pas dans l'air?
Il est vrai que l'individu qui a tué huit personnes indifféremment dans la rue de Tokyo ait fait l'annonce de la tuerie sur la Toile, mais je ne comprends pas pourquoi il y a pas mal de gens qui veulent croire qu'ils peuvent empêcher d'autres tragédies par ce moyen. Le gouvernement avait parlé du projet de l'outil informatique, et c'est un geek qui a pris au sérieux ce projet qui devrait en rester un. C'est toute l'histoire, et elle nous a donné au moins une leçon. Cette sorte d'outils informatiques ne servirait à rien pour la prévention de crimes.

vendredi 1 août 2008

Kunio enfin viré! Ouf!

 Le ministre de la justice HATOYAMA Kunio, qui voulait exécuter les condamnés à mort comme sur le tapis roulant (c'est une figure, mais de sa propre expression), a été enfin remplacé par le remaniement ministériel. Mais quel soulagement (pour 7 pour cent des Japonais qui sont contre la peine de mort, moi compris)!
 Il y aura deux femmes ministres dans le nouveau cabinet ministériel. Les Français(es) n'ont donc rien à envier pour la parité au moins.
 Mais combien de ministres y a-t-il au total? Il n'y en a que dix-sept. Tout le monde est pour le petit gouvernement, puisque tout le monde sait que le gouvernement ne fait rien. Voilà ce qu'amène le libéralisme, monsieur Delanoë. Les politiciens libéraux s'étranglent. Mais ils pourront mourir avec la conscience tranquille pour n'avoir rien fait afin d'entraver le libre cours d'économie, j'espère!

jeudi 17 juillet 2008

Racisme estudiantin

 Le club des débats de la faculté de droits de Nihon University, université privée qui compte le plus d'étudiants au Japon, a refusé l'adhérence d'une étudiante d'origine coréenne. La raison du refus était l'inquiétude causée par la participation de cette "résidente" (zaïnichi). Les leaders du club pensaient qu'elle aurait des difficultés à s'intégrer, car les étrangers ont une culture différente.
 Mais ils ne l'ont pas dit directement à la concernée. Ils lui ont expliqué la raison du refus ainsi: "Tu participes au séminaire des étudiants qui préparent le concours des avocats. Tu seras trop occupée pour participer à notre activité." Elle a appris la vraie raison par le biais d'un autre membre du club, et sa mère a porté plainte au comité des droits de l'homme de la faculté.
 Les leaders du club se sont défendus en prétendant que la raison du refus n'était pas l'origine de la jeune fille, mais ils se sont excusés parce qu'ils ont blessé ses sentiments.
 Le président a demandé pardon à l'étudiante, parce que ses sentiments ont été blessés, tout en précisant que ces personnes n'avaient probablement pas de sentiments raciaux.
 L'étudiante en question est une "résidente" (zaïnichi) de troisième génération, ce qui veut dire que même ses parents ont grandi au Japon.
 Je ne fais pas de commentaire, car l'histoire est trop lamentable.

Au secours! La police japonaise est complètement folle!

 Depuis la tuerie dans la rue de Tôkyô du mois dernier qui a fait huit morts, la police surveille la Toile pour arrêter les individus qui y annoncent un meurtre. Mais qu'est-ce qu'ils font en réalité? Ils arrêtent tout bonnement les personnes qui s'amusent à faire des calembours à la japonaise!
 D'abord, un adolescent a été arrêté parce qu'il avait écrit qu'il allait "jetuer" indifféremment des hommes dans la gare de Nagoya le lendemain. On ne sait pas bien traduire ce calembour idéographique. Le caractère chinois pour "tuer" est 殺. Ce garçon a utilisé un autre kanji 投, qui veut dire "jeter". Si votre encodage est bon, vous pouvez voir que la partie droite des deux caractères est la même chose (殳). Il a inscrit "投します", ce kanji "jeter" suivi des caractères phonétiques, ce qui ne veut rien dire (ça fait penser à "jeter" plutôt qu'à "tuer"). Mais si on remplace l'idéogramme par 殺, cela veut dire "je vais tuer". Si j'étais un flic, je croirais que c'est une plaisanterie. Mais le commissariat de Nagoya a mobilisé une soixantaine de policiers à la gare de Nagoya pour prévenir un massacre. Bien sûr que la tuerie n'a pas eu lieu, et c'est la police d'analyser l'adresse IP de l'ordinateur qui avait fait cette annonce drôle. On a arrêté le garçon pour avoir entravé le travail des officiers.
 Et puis, un homme s'est amusé à écrire une annonce "Je vais tuer n'importe qui demain à la gare d'Uéno de la ligne Saïkyô". Le problème est que la ligne de Saïkyô est bien une ligne de banlieues de Tôkyô, mais elle ne passe pas à Uéno. Il a été arrêté, parce que la police n'a pas compris la plaisanterie.
  Et enfin, un autre garçon a dit sur Internet qu'il allait tuer des poissons dans une école élémentaire, tout en précisant la date de l'exécution et le nom de l'école. Ce poisson est appelé "koonago". Les Japonais d'antan avaient un certain raffinement pour attribuer parfois des idéogrammes aux mots indifféremment au sens, mais plutôt phonétiquement. Pour ce petit poisson "koonago", ils ont choisi les caractères chinois qui voudraient dire "petites filles" (小女子). Les trois kanji signifient respectivement "petit", "fille" et "enfant". Je ne nie pas que ce mot fait penser aux petites écolières au premier regard, mais il ne signifie que ce petit poisson quand on le considère avec sang-froid. Mais bon, la police a mobilisé encore une fois beaucoup de flics pour surveiller l'école (les vraies petites filles auraient dû avoir peur!), et on a arrêté cet individu parce que son humour était abscons.
  Toute la leçon qu'on peut tirer de ces histoires est ainsi: "Et les rigolos! Vous ne devez pas préciser date et lieu dans votre annonce humoristique!" C'est tout en effet. Tout ça n'a rien à voir avec la prévention des crimes. Les autorités veulent seulement punir les internautes, a priori méchants et pervers selon elles...

jeudi 26 juin 2008

L'Etat japonais de plus en plus policier

 Le 8 juin, un garçon a tué sept personnes dans la rue de Tôkyô. Il voulait assassiner n'importe qui, et il l'avait annoncé au réseau d'Internet avec son téléphone portable. J'ai lu son miniblog, mais je comprends que l'annonce ait restée inaperçue, ensevelie dans le contexte complètement death. C'était un garçon qui vivait dans la précarité. Il est de ma ville Aomori où le taux de chômage est particulièrement élevé. Comme il ne pouvait pas trouver de boulot ici, il travaillait dans la région de Tôkaï (un peu à l'ouest de Tôkyô).
 N'empêche que la police profite de cette occasion pour renforcer le contrôle d'Internet. Depuis cette tuerie tragique, il y a plusieurs arrestations, seulement parce qu'ils ont joué avec le feu. Ils imitent l'annonce du tueur, et on les arrête. On peut dire que c'est comme un jeu, mais pour lesquels? Est-ce un jeu pour les arrêtés ou les policiers? Est-ce que ce phénomène est passager? La police le fait-elle dans le but de calmer les esprits du peuple?
 Je ne parle que de l'affaire qui me semble être la plus grave.
 Un ingénieur né à Ôsaka (il travaillait à Tôkyô) a fait un forum de discussion "Réunissons-nous pour assassiner HASHIMOTO Tohru". Le premier mot est de lui-même: "Réunissez-vous, vous qui voulez assassiner par un acte de terrorisme Hashimoto le destructeur d'Ôsaka, venu d'ailleurs et sans aucune délicatesse!" Hashimoto Tohru est le gouverneur de la préfecture d'Ôsaka, un avocat d'extrême droite qui fait la télé (genre "Sans aucun doute"). Il a été élu au mois de janvier. Il paraît que cet admin du forum l'a qualifié dans un autre forum de "Kim Jong-il de Naniwa". Naniwa est un autre nom d'Ôsaka. J'ai déjà parlé de l'émeute des ouvriers dans cette ville. (Le chef-lieu porte souvent le même nom de la "préfecture", mi-chemin entre la région et le département français.)
 Mais ce qui est hallucinant est la deuxième intervention du forum: "Je hais Hashimoto, mais je vais appeler la police. Va tout de suite au commissariat, car la peine sera allégée si tu te rends toi-même. Tu ne pourras plus fuir."
 Ainsi, l'admin a écrit une seule fois "Assassinons Hashimoto" dans ce forum. La police a analysé son adresse IP, et elle l'a arrêté. Mais oh! c'est trop efficace! Même l'union soviétique n'était pas aussi mécanique!
 Je ne comprends pas pourquoi Hashimoto est aussi populaire à Ôsaka. Je pense que c'est tout simplement qu'il fait la télé. Sa politique n'est que lamentable. Il coupe le budget de la culture et de l'éducation pour diminuer la dette d'Ôsaka. C'est son credo: pour alléger la dette, il faut supprimer le budget dans le domaine qui ne sert à rien. Il ne sait aucunement investir, pour mincir il ne faut pas manger, c'est tout! Bien sûr qu'il coupe également le salaire des fonctionnaires, sans toucher à sa propre rémunération, et il continue à faire la télé bien qu'il soit interdit au gouverneur de la préfecture! Et il est aimé des habitants d'Ôsaka, bravo!
 Mais en tout cas, je crois qu'on ne peut penser séparément ces deux affaires récentes concernant Ôsaka: l'émeute et l'arrestation totalement injustifiée (injustifiée, parce que la personne habitait Tôkyô!).
 Je ne sais si la même chose est possible en France. Si quelqu'un fait un forum "on va assassiner Marine Le Pen!" (car Hashimoto n'est pas vieux), sera-t-il arrêter? Peut-être que ce n'est pas complètement exclu, au cas où ce propos aurait un caractère sérieux. Mais dans ce cas de l'ingénieur qui habitait Tôkyô, je me demande qui aurait bien pu le prendre au sérieux. Je comprends bien si les policiers d'Ôsaka ont peur qu'il y ait un attentat contre la personne de Hashimoto. Mais tout objectivement, il n'y a rien qui puisse être pris au sérieux dans cette annonce, même si elle n'est pas du tout humoristique.
 Et les idiots parlent d'un zaïnichi. C'est un terme qui veut dire "résident au Japon", le plus souvent employé (plus ou moins péjorativement) pour désigner les résidents d'origine coréenne. Ces racistes imaginent que cet ingénieur avec un nom japonais est un zaïnichi (il ne s'agit que d'une rumeur très peu probable), et ils inscrivent les propos haineux racistes sur Internet. Et on ne les met pas du tout en cause. Franchement, c'est trop lamentable. Je pense que l'imagination populaire qui veut lier cette affaire au mécontement des ouvriers de Kamagasaki (Aïrin) a merveilleusement fonctionné pour que le suspect devienne d'origine coréenne, car on dit qu'il y a pas mal de zaïnichi là-bas.

mardi 17 juin 2008

Le JT japonais ne parle pas de l'émeute






 "Aïrin est le seul quartier qui m'ait fait peur au Japon." C'est le témoignage qu'on entend fréquemment.

 Aïrin est un quartier dans l'arrondissement Nishinari à la ville d'Osaka, connu du nombre d'ouvriers qui n'ont pas de boulot fixe. Le niveau de l'éducation est généralement bas, et l'espérance de la vie est la plus courte au Japon. Un petit article sur le site du journal Asahi Shinbun. (En fait, il n'y a que de très petits articles dans les sites des journaux japonais, vu qu'ils croient qu'il est suicidaire de proposer des informations gratuites.)
 L'émeute des ouvriers dans le quartier Aïrin (Kamagasaki) dans l'arrondissement Nishinari, Osaka, ne cesse pas encore au soir du 15 juin. Environ 280 personnes furent assemblées devant le commissariat, et certains individus répétèrent à jeter des pierres. Quatre policiers furent blessés, et le commissariat arrêta un nouvel adolescent de 17 ans pour une entrave au travail des policiers.   Le brouhaha continue depuis trois jours. On compte dorénavant 15 personnes arrêtées et 14 blessées.
 Selon le commissaire, le chef de du comité des travailleurs réunis du quartier Kamagasaki appela à la protestation, prétendant "Des ouvriers ont été victimes de la violence policière", et des personnes rassemblées jetèrent des pierres aux brigadiers. Il y eut beaucoup de jeunes qui semblaient être badauds, dont une partie s'énerva et engagea de petites escarmouches.

 L'histoire qui a été l'origine de la violence policière est assez futile. Je traduis ce que rapporte un blogguer (Les photos sont prises de son site) qui se fonde sur le tract du comité des travailleurs.  Un ouvrier s'est rendu dans un petit restaurant populaire pour commander un okonomiyaki (je dirais une pizza japonaise) pour qu'il l'emporte plus tard. La serveuse lui a répondu "D'accord! D'accord!" d'une façon très sèche. L'ouvrier en question a été un peu choqué par cette attitude, mais il n'a rien dit. Il est retourné au restaurant deux heures plus tard, et il s'est plaint de l'attitude de la serveuse de tout à l'heure. Alors elle a appelé la police (?) pour dire qu'il entravait son activité commerciale. Le tract du comité des travailleurs dit que la serveuse a rendu l'argent à l'ouvrier, et il doute qu'elle n'ait même pas fait l'okonomiyaki commandé.
 Cet ouvrier a été embarqué au commissariat (!). Quatre policiers frappent sa tête, ils l'étranglent et lui donnent des coups de pieds, et s'il s'évanouit un coup de spray, et puis à nouveau de la violence. Enfin ils tiennent ses pieds pour le pendre la tête en bas.
 Les policiers lui ont dit: "On peut faire supprimer ton assistance sociale (une sorte du RMI). Si tu signes ce papier pour promettre que tu ne t'approches plus de ce resto, on te la laisse." Et il a signé.
 Ça, c'est l'origine de l'émeute. Je ne sais trop si le comité des travailleurs raconte sur la violence policière est 100 pour cent vrai, mais l'émeute est une réalité.
 Et la télé n'en parle presque pas du tout. Admettant que le séisme au nord du pays est l'actualité la plus importante du moment, ce silence est incompréhensible, d'autant que ce n'était pas pareil au moment de l'émeute d'Aïrin en 1990.
 Les bloggueurs disent: "Le journalisme japonais est mort." "La télé n'en parle pas, puisque ça ne profite pas à l'audimat." "Ils ont peur des sponsors."

samedi 31 mai 2008

Bavure de la douane japonaise mdr

Il est connu qu'on est très sévère contre la possession du cannabis au Japon. Même Paul McCartney a été arrêté lors de son passage au Japon à cause de quelques grammes de haschich. (Épisodiquement, Lee Perry a écrit au ministre des affaires étrangères pour demander la libération du Beatle lol)
Cette semaine-ci, les douaniers ont fait le mea culpa d'une affaire bien stupide. Pour un entraînement de chiens, ils ont mis un paquet de cannabis dans le bagage d'un passager, et ce, sans lui prévenir. Et malheureusement, les chiens n'ont rien détecté, et la personne en question est partie avec sa valise, sans être au courant de rien du tout lol. Pour le moment, elle ne s'est pas manifestée :)
Ce qui est embêtant est que les douaniers avouent qu'ils ont toujours fait cette sorte de tests avec leurs meilleurs amis. Donc ils se permettent d'ouvrir les bagages des passagers sans aucune raison justifiée!
Mais qu'est-ce donc qu'a fait le passager parti avec ce cadeau inattendu? On dit que le paquet a la valeur d'un million de yens (6000 euros). Il aurait du mal s'il voulait le vendre ou le consommer! Ça s'appelle le vrai cadeau empoisonné.
En un sens, je suis ravi de savoir que les douaniers japonais font d'autres choses que de gribouiller sur les magazines masculins pour cacher les images trop choquantes aux yeux des Japonais vertueux ;-p

mardi 27 mai 2008

La loi du talion

La loi du talion a ressuscité au Japon. C'est officiel.
L'année dernière, un juge nous a surpris en prononçant la peine à mort à un homme qui avait tué seulement une personne, parce que le crime était particulièrement atroce. Auparavant, la peine capitale était réservée aux criminels qui avaient assassiné de nombreuses personnes, au moins quatre.
Mais ce cas purement exceptionnelle de l'année dernière a permis aux juges japonais de s'obscurcir dans le manichéisme archaïque.
Vous vous en souvenez peut-être, un homme mafieux a tué il y a un an le maire de la ville de Nagasaki qui était en campagne pour être se faire réélire. Il n'avait même pas été pacifiste avant d'être élu, même s'il a eu subitement la conscience de son statut juste après les élections. Je me doute plutôt qu'il était plus ou moins obligé de s'engager dans les activités pacifistes. Donc, si ce yakuza l'a éliminé, ce n'était pas pour une raison politique ni idéologique, mais tout simplement le ressentiment personnel. Le maire ne voulait pas que l'hôtel de ville reçoive les mafieux. Ce n'est qu'une histoire de l'amour-propre blessé d'un homme immature, comme il y en a beaucoup parmi les personnes violentes. Ni plus ni moins. Malgré cela, le juge a conclu que c'était un acte qui risquait d'ébraler les fondements de la démocratie. Mais un peu de sang-froid, monsieur le juge! Devrait-on penser que cette personne aurait échapper à la peine de mort s'il avait choisi un autre moment pour le tuer?
Ainsi les juges japonais commencent-ils à se prendre pour les super héros des temps modernes qui punissent les méchants. Si tu enlèves la vie à quelqu'un, je t'enlève la tienne. Quant à moi, j'ai tendance à soupçonner chez eux une tendance pharisienne et de plus "extrêmiste" en un sens.

mardi 20 mai 2008

Où peut-on acheter la viande de baleine au Japon?

Je suis rentré à mon pays natal l'été dernier, mais il y a pas mal de choses qui m'étonnent dans ce dernier empire du monde où je n'avais jamais mis les pieds pendant dix ans.
Par exemple, je suis tombé sur un spot publicitaire de... baleine à la télé (pas herzienne, mais satellite) :-o C'est un mini téléachat plutôt qu'une pub, qui dure quelques minutes. Je croyais que les Japonais chassaient la baleine seulement pour le but scientifique. Autrefois, je me demandais d'où venait la viande de baleine que proposent certains restaurants de luxe de Tokyo, mais maintenant on ne fait plus mystère. On peut l'acheter au téléachat.
Comme tous les bons Japonais modèles, je ne suis pas contre la chasse à la baleine. Mais mon raisonnement est différent de celui de mes compatriotes qui parlent de la tradition depuis des siècles. Il est vrai qu'il arrivait que les Japonais à qui leur bouddhisme interdisaient de toucher aux animaux à quatre pattes mangeaient la baleine pour sa protéine animale, mais la consommation n'avait jamais été importante jusqu'au milieu du vingtième siècle. Si les Japonais consommaient beaucoup de baleine, c'est que ce mammifère dont la viande était la moins chère était la seule nourriture animale disponible pour les Japonais pauvres, qui n'avaient même pas le moyen pour acheter le poisson, surtout juste après la Deuxième Guerre mondiale, avant le développement économique. La baleine restait une nourriture pas chère jusqu'aux années 80. Donc, même s'il est vrai que la chasse à la baleine est une tradition japonaise, ce n'est qu'un prétexte pour défendre ce qu'ils font. La raison authentique pour manger la baleine n'est rien d'autre que leur nostalgie d'enfance.
Si je ne suis pas d'accord avec les écologistes du genre Green Peace, ma raison est différente de ces CPNT japonais, mais c'est la solidarité avec les pêcheurs des petits pays des Caraïbes comme Antigua-et-Barbuda. Ces pays pauvres dont les ressources principales sont la pêche rencontre une crise à cause de l'abondance de baleines qu'ils n'avaient jamais connue jusqu'à présent. Ces pêcheurs n'ont que de petites barques, et ils ne peuvent plus pêcher, car si une baleine monte à la surface d'eau, c'est la question de vie ou de mort. Ils demandent en larmes aux Norvégiens et aux Japonais de reprendre la chasse à la baleine. J'ai entendu parler que certains Occidentaux leur a proposé de travailler comme portiers dans les hôtels qu'ils allaient construire, en leur disant que le tourisme pour la baleine est l'avenir de ces petits pays. Je ne sais si cette histoire est vraie, mais je déteste la mondialisation sous la figure de l'écologie (ça existe bien sûr...) beaucoup plus que les amis japonais de Saint-Josse et Nihous.
Moi, j'ai tendance à penser que l'écologie est quelque chose qui remplace le christianisme pour les Occidentaux. Ils veulent toujours imposer leur propre idéologie sur toute la terre. Il n'y a aucune doute que cette pensée n'aurait pu naître ailleurs qu'en Europe qui a toujours été favorisée par la nature tendre. C'est ainsi que les dieux occidentaux aiment les humains, mais qu'ils font peur ailleurs qu'en Europe.
En tout cas, si je ne suis pas contre la chasse à la baleine en principe, je n'aime pas les mensonges. Comment pourrais-je croire que la chasse est purement du but scientifique, quand je constate qu'on vend la viande au téléachat?
La semaine dernière, des membres (de l'éthnie japonaise) de Green Peace se sont insinués dans un entrepôt de service de transports (à Aomori, pas trop loin de chez moi). Ils doutaient que les équipiers des bateaux qui chassent la baleine envoient de la viande pour leur famille. C'est bien une "tradition" de chez eux d'avoir part à la chasse et d'en ramener aux leurs, puisqu'ils s'absentent pendant des mois. Mais c'est un "détournement" selon Green Peace, parce qu'au moins, toute la baleine doit être destinée à la recherche scientifique, si ce que les chasseurs avancent est vrai. Soit. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait, ces membres de Green Peace? Ça s'appelle un vol. Ils le nient, car ils l'ont fait pour avoir la preuve du crime. Mais ce sont eux qui croient qu'il s'agit d'un crime. Ce n'est pas Green Peace qui fait la loi. S'ils osent tout pour leur idéologie, ils ne sont pas du tout différents des terroristes. :-(